La situation financière de Vital’O FC suscite de vives inquiétudes. Réunis en assemblée générale le 21 octobre 2026, les responsables, membres et sympathisants ont examiné les difficultés économiques du club et les réformes nécessaires à sa pérennité. Selon le trésorier, Omar Papy Manirambona, Vital’O aurait besoin de 115 220 000 francs burundais pour terminer la première phase du championnat.
Les dépenses annoncées illustrent l’ampleur du défi. Le club aurait dépensé environ 650 millions de FBu durant la saison 2025-2026. Le recrutement pour la saison actuelle représenterait près de 120 millions, tandis que 18 millions resteraient dus à des clubs ayant cédé des joueurs. Les salaires atteindraient 15 millions par mois. S’y ajoutent les entraînements, évalués à 220 000 FBu par jour, et les frais de match, qui peuvent atteindre 7 millions lorsque les déplacements sont inclus.
Les recettes restent insuffisantes face à ces charges. Les responsables ont cité 12 millions de FBu encaissés contre Inter Star, 4 millions face à Aigle Noir, 1 million contre Ngozi City à Buganda et 600 000 FBu contre Muzinga. Sur huit matches, les contributions des membres auraient atteint 11 millions, contre seulement 900 000 FBu versés par les supporters ordinaires. Ces chiffres ont été présentés à l’assemblée et n’ont pas été vérifiés par un audit indépendant dans les sources consultées.
La crise financière survient dans une période sportive délicate. Le 3 octobre 2026, Vital’O s’est incliné 5-0 face à Vision FC en championnat. Ce résultat ne suffit pas à expliquer les difficultés du club, mais il accentue les interrogations sur les moyens disponibles pour rester compétitif. Le vice-président, Hamissi Selemani, a exhorté les supporters à continuer de soutenir l’équipe et à éviter les attaques personnelles contre l’entraîneur.
Fondé en 1957 sous le nom de Rwanda Sport FC, le club a ensuite porté les noms d’ALTECO, de Tout Puissant Bata et d’Espoir FC, avant de devenir Vital’O en 1972. Fort d’un palmarès important, il a notamment atteint la finale de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1992, marquant l’histoire du football burundais.
Pour sortir de l’impasse, des participants ont proposé de réviser les statuts en vigueur depuis 1959 et d’adopter un modèle permettant l’entrée d’actionnaires et d’investisseurs. L’objectif est de dépasser un financement reposant surtout sur les cotisations et les contributions ponctuelles. L’assemblée a approuvé les recommandations en faveur de cette réforme. Reste à traduire cet accord en actions concrètes pour préserver l’héritage de Vital’O et assurer son avenir financier.







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