Face aux difficultés que rencontrent de nombreux Burundais pour accéder aux médicaments, la Confédération nationale des mutuelles de santé communautaire (CONAMUS) mise sur la solidarité. Elle a lancé, ce jeudi 3 septembre, un fonds commun destiné à faciliter la prise en charge médicale des membres des mutuelles de santé communautaire. Au Burundi, le coût des médicaments et les difficultés financières de certains ménages restent un obstacle à la continuité des traitements. Pour les familles aux revenus modestes, acheter l’ensemble des médicaments prescrits peut s’avérer difficile, en particulier pour les traitements coûteux ou les maladies nécessitant une prise en charge prolongée.
C’est dans ce contexte que la CONAMUS entend renforcer les mécanismes de solidarité entre les mutuelles. Le nouveau fonds devrait contribuer à la prise en charge des soins et au paiement de certaines dépenses engagées pour les membres, tout en permettant aux différentes organisations de mieux se soutenir mutuellement.
Créée en 2021 et reconnue légalement en 2022, la CONAMUS a pour mission de représenter et de renforcer les mutuelles de santé communautaire, afin de contribuer à l’amélioration de l’accès à des soins de qualité au niveau national. Elle regroupe cinq organisations membres : FEMUSCABU, MUNASA Twitwararikane, Urunani Tugarukire Amagara y’Imiryango, Urunani Twiteho Amagara Yacu et Urunani Tuzokira Twese.

Selon Idesbald Nsabimana, président de MUNASA et Délégué du fonds commun, ce mécanisme permettra de mieux accompagner les membres confrontés aux dépenses liées aux soins et aux médicaments, tout en renforçant la solidarité financière entre les mutuelles. Il précise que les membres se sont engagés à consolider cette solidarité financière au sein des mutuelles de santé communautaire.
Pour Déo Claude Nshimirimana, président de la CONAMUS, la réussite du fonds dépendra de l’implication de chaque organisation membre ; il appelle donc chacune à conjuguer ses efforts. Les mutuelles devront contribuer aux ressources du fonds et participer au suivi de leur utilisation, tandis que la CONAMUS assurera le contrôle de leur affectation au bénéfice des adhérents.
Salvator Ndayitwayeko, directeur technique au Secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale (SEP/CNPS), salue également cette initiative. Il estime qu’elle constitue une avancée susceptible de permettre aux membres des mutuelles de se faire soigner plus facilement, où qu’ils se trouvent, sans être excessivement freinés par des difficultés financières.
Avec ce fonds commun, la CONAMUS entend transformer la solidarité entre mutuelles en un levier concret pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments et, à terme, contribuer à une meilleure protection sociale des populations.
Il convient de signaler que les organisations membres de la CONAMUS couvrent 249 607 bénéficiaires dans l’ensemble des provinces et communes du Burundi.







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