Les Burundais sont appelés à abandonner les pratiques d’automédication et le recours aux guérisseurs traditionnels pour soigner des maladies comme la sorcellerie (Ishano) présumée, car cela peut entraîner de graves complications, voire la mort. Cet appel a été lancé ce 18 mai 2026 par le Dr Edgard Mugenzi lors de l’émission #Ikangure_na_IsôkoFM, consacrée aux dangers de l’automédication et de la prise de médicaments sans prescription médicale.

Selon Dr Edgard Mugenzi, représentant de l’association ResolutionConnect, de nombreux Burundais arrivent dans les structures de soins dans un état critique après avoir tenté de se soigner eux-mêmes ou après avoir consulté des personnes non qualifiées. Il a expliqué que certains médicaments administrés dans ces circonstances ne respectent ni les normes de qualité ni les dosages appropriés, ce qui peut gravement endommager l’organisme et parfois provoquer la mort.
Interrogé par les auditeurs sur les raisons qui poussent encore plusieurs citoyens à faire confiance aux guérisseurs alors que les centres de santé sont nombreux et proches des populations, Dr Mugenzi a indiqué que cela est souvent lié au manque d’information, à la méfiance envers certains établissements de santé, aux mauvaises expériences vécues par des patients, au coût des consultations médicales ainsi qu’à certaines croyances religieuses qui poussent certaines personnes à privilégier les prières avant de consulter un médecin.
Présent également dans cette émission, le chercheur et enseignant universitaire Blaise Pascal Iradukunda a rappelé qu’un médecin est un professionnel formé, soumis à des règles strictes visant à protéger la santé et la confidentialité des patients.
Il a appelé l’État à investir davantage dans l’amélioration des infrastructures sanitaires et dans la qualité de l’accueil des patients afin de renforcer la confiance de la population envers les services de santé. Il a également exhorté les professionnels de santé à sensibiliser davantage les citoyens afin d’éradiquer les pratiques dangereuses d’automédication.
S’adressant à l’ensemble des Burundais, Blaise Pascal Iradukunda a insisté sur le fait qu’il ne faut jamais négliger sa santé. Il a expliqué qu’un retard dans la consultation médicale peut aggraver certaines maladies et augmenter les risques de complications ou de décès. Prenant l’exemple du paludisme, il a précisé qu’un traitement tardif peut conduire à une forme grave nécessitant des soins intensifs et plus coûteux, comme l’administration de selum, l’hospitalisation au lieu d’un simple traitement médicamenteux.
L’émission portait sur le thème :
« Comment amener les Burundais à abandonner l’automédication et l’achat de médicaments sans ordonnance : causes et conséquences ».
Les invités de cette émission diffusée sur Radio Isôko FM étaient :
- Dr Edgard Mugenzi, président de l’association Resolution Connect ;
- Blaise Pascal Iradukunda, chercheur en santé et enseignant universitaire.







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