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Droit à la Confidentialité médicale : un conjoint ne peut pas accéder au dossier de santé sans l’accord du patient

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La confidentialité des informations médicales demeure un droit fondamental du patient. Même dans le cadre du mariage, un médecin n’est pas autorisé à divulguer des informations relatives à l’état de santé d’un patient sans son consentement préalable.

C’est ce qu’a rappelé Pierre Nindereye, président de l’association ABDDM-Ubuzima Katihabwa, une organisation engagée dans la défense des droits des patients au Burundi, lors de son intervention dans l’émission Ikangure na Isoko FM.

Pierre NINDEREYE, Président de l’ABDDM

Invité à s’exprimer sur le thème : « Votre conjoint doit-il connaître les informations relatives à votre maladie ? », Pierre Nindereye a souligné que la législation protège clairement le droit du patient à la confidentialité de ses données médicales. Selon lui, les informations concernant la santé d’une personne lui appartiennent exclusivement et ne peuvent être communiquées à un tiers sans son autorisation explicite.

Il a précisé que cette obligation de confidentialité s’impose à tous les professionnels de santé. Ainsi, ni le médecin, ni l’infirmier, ni tout autre membre du personnel soignant ne sont autorisés à transmettre des informations sur l’état de santé d’un patient à une autre personne sans son accord.

Concernant le conjoint, Pierre Nindereye a expliqué que celui-ci ne peut accéder aux informations médicales de son époux ou de son épouse que si le patient lui-même a choisi de les partager ou l’a officiellement désigné comme personne de confiance habilitée à recevoir ces renseignements.

Toutefois, certaines exceptions existent. Dans le cas des mineurs ou des personnes qui ne sont plus en mesure de prendre elles-mêmes des décisions concernant leur santé, les informations médicales peuvent être communiquées aux parents, au tuteur légal ou à toute autre personne légalement autorisée à les représenter.

Pour l’ABDDM-Ubuzima Katihabwa, le respect du secret médical constitue une garantie essentielle pour préserver la dignité, la vie privée et les droits fondamentaux des patients, tout en renforçant la confiance entre les citoyens et les professionnels de santé.

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